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Eglise Saint-Melaine

L’église St-Melaine est bâtie aux alentours de l’an mil.
C’est l’une des plus anciennes églises de l’agglomération nancéienne.
En 1100, Thierry de Saint Hilaire, seigneur de Vandœuvre, en fait don à l’évêque de Toul qui l’élève en prieuré de l’Ordre de Cluny. Le couvent occupait l’impasse qui jouxte l’église. Son cloître a aujourd’hui totalement disparu. Le souvenir de cette présence monastique est symbolisé par une crosse sur le blason moderne de la ville.

Entre les XVe et XVIe siècle, la vieille église est totalement reconstruite, d’abord le chœur (1450), puis la nef au XVIe siècle.
Le portail d’entrée gothique flamboyant du clocher-porche avec son tympan souligné d’un arc en accolade, présente une statuette de la Vierge à l’Enfant (XVe s) qui a gardé quelques traces de son ancienne polychromie et répond au style typique des madones lorraines du temps de la Renaissance.
Au XIXe siècle, d’importants travaux de restauration sont entrepris. L’ensemble des verrières est remplacé et trois cloches sont fondues le 14 novembre 1804 dans l’atelier de Thuillé de Nancy.
Le plan de l’église est simple :
son chevet aux solides contreforts, est percé de six importantes verrières qui illuminent le choeur. La nef est ponctuée de croisées d’ogives aux clefs de voûte ornées d’armoiries ou d’un décor végétal.

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SAINTS VOTIFS
Saint Melaine Né en Bretagne en 452, le saint est le 5e évêque de Rennes. Il est connu pour avoir tenté d’éradiquer les actes d’idolâtrie qui subsistaient dans sa région. Il meurt, vers 530, son corps est ramené à Rennes où une basilique, plusieurs fois reconstruite, est bâtie pour l’abriter. Deux reliques du saint sont conservées dans l’église.
Saint Abdon est le patron des tonneliers et par extension des vignerons alors nombreux à Vandoeuvre. Sa légende veut que ses ossements aient été cachés dans des barriques pendant leur transport depuis l’Italie. Son effi gie était promenée en procession à travers le village le jour de sa fête votive. Les viticulteurs l’imploraient de protéger leurs récoltes de la grêle.

ÉPITAPHES
Dans l’église, quatre pierres encastrées dans les murs de la nef sont gravées d’inscriptions des XVIe et XVIIe s. L’épitaphe (1585) porte les armoiries du « Sieur Lescut » et de son épouse « Jeanne Le Pougnant » dont les sépultures se trouvaient sous le dallage de la nef.
Deux épithaphes (1594 et 1599), scellées sur les murs extérieurs, près de la porte latérale, rappellent la mémoire de la famille Guerre originaire d’Houdemont. C’était du temps où les deux villages ne formaient encore qu’une seule paroisse.

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VITRAUX
L’ensemble des vitraux est remplacé lors des campagnes de restauration du XIXe s. On fait alors appel à la générosité des paroissiens. On remarquera la verrière « Notre Dame de Lourdes » des ateliers Janin qui en 1925 avaient encore gardé des éléments du style art nouveau (iris et rosier) de leur fondateur Joseph Janin (1851-1910) membre de l’Ecole de Nancy. Les six vitraux du choeur se répondent : saint Nicolas, protecteur de la Lorraine et sainte Valerie, saint Joseph et la Vierge, au centre, les deux saints votifs de la paroisse.

STATUAIRE
Saint Melaine Pierre polychrome, XVe s, (au-dessus de l’autel de gauche). Le saint patron de l’église est représenté en évêque.
Il bénit de la main droite et tient dans la main gauche la crosse en partie disparue. Le donateur dont les armoiries sont peintes sur le blason au-dessous de lui, agenouillé à ses pieds, soutien dans un geste d’humilité la crosse de son saint protecteur.
Pieta, pierre polychrome, XVIe s Protégée par une chapelle à l’extérieur de l’édifi ce, la tradition veut qu’elle ait été rapportée de l’ermitage de Notre-Dame de Consolation dont il ne restait déjà aucun vestige au XIXe s. Toujours vénérée par les paroissiens, elle traduit avec quelques maladresses anatomiques, l’affection profonde qui lie une mère à son fi ls et la religiosité doloriste qui se développe au XVIe s.
Vierge à l’enfant, XVIIe s, bois polychrome (au-dessus de l’autel de droite). Cette statue représente la Vierge vénérée comme mère du Christ et « Reine des cieux » symbolisé par le septre qu’elle tient de la main droite.