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La chaufferie biomasse du CHU Brabois

> le 23 février 2016

Le Maire de Vandœuvre a récemment interpellé le Préfet de Meurthe-et-Moselle et le Président de la CUGN sur la situation de nuisances importantes provoquées par la nouvelle chaufferie biomasse située dans l’enceinte du CHU Brabois.

Pour rappel : le projet de réalisation de cette usine de chauffage urbain au bois, dans l’enceinte du CHU Brabois, était sous maîtrise d’ouvrage de la Communauté Urbaine du Grand Nancy et faisait l’objet d’une instruction par la DDT. Le permis de construire a été signé par Monsieur le Préfet de Meurthe-et-Moselle le 14 janvier 2015.

Or, depuis son installation, cette chaufferie, exploitée par SEEV-DALKIA, est une source de nuisances régulières pour les riverains distants de l’usine d’une centaine de mètres et particulièrement lorsque le vent souffle dans leur direction : fumées, odeurs nauséabondes, dépôt de particules pénétrant dans les habitations.

A l’occasion d’une réunion publique organisée par la Ville en date du 16 février 2016, l’exploitant, interpellé par les riverains et la Municipalité, a fait la démonstration, chiffres à l’appui, de l’innocuité des fumées en provenance de la dite centrale. Toutefois, les mesures effectuées l’ont été par des capteurs positionnés sur la commune de Villers-lès-Nancy et elles ne prenaient pas en compte la réalité du quotidien vécu par les riverains. Ces derniers ont d’ailleurs prouvé leurs dires en produisant des photos montrant des panaches de fumées noirâtres sortant des cheminées supposées émettre essentiellement de la vapeur d’eau. De plus, il s’est avéré que certains chiffres optimistes provenaient en fait de calculs de situation prévue plutôt que de mesures réelles.

La Municipalité de Vandœuvre a donc officiellement demandé à Monsieur le Préfet (à l’occasion d’une rencontre en Préfecture et par courrier) ainsi qu’au Président de la CUGN :

  • de saisir les services de la DREAL ainsi qu’AIRLOR afin qu’ils effectuent des mesures indépendantes sur la base d’un protocole fin et pertinent (mesures permanentes, positionnement de capteurs à proximité de la chaufferie et des habitations...),
  • de mettre en demeure l’exploitant d’effectuer les ajustements nécessaires (renforcement de la filtration, meilleure sélection de la qualité du combustible...) afin que la quantité et la qualité des fumées émanant du site de Brabois soient comparables à celles émanant du site de Jeanne d’Arc,
  • d’envisager la plantation d’une rangée d’arbres de hautes tiges entre cette chaufferie et les habitations les plus proches sur le site du CHU afin de masquer ces cheminées et dévier partiellement les vents,
  • prendre les mesures conservatoires qui s’imposent (en application des prescriptions de l’arrêté ministériel du 25 juillet 1997) au cas où la situation continue de se dégrader ou si elle n’évolue pas dans le sens d’une réduction sensible de la gêne des riverains (réduction attestée par des mesures conjointes effectuées par AIRLOR et la DREAL).

Nous veillerons à ce que ces demandes aboutissent.

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