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Inauguration de la rue Jean Zay

> le 13 juin 2019

La rue du CNRS de Vandœuvre porte désormais le nom de « rue Jean Zay ». Jean Zay fut l’artisan de la création du Centre National de la Recherche Scientifique et un défenseur de la Liberté. Le maire, Stéphane Hablot, a voulu rendre hommage à cette « grande figure de la Résistance ».
François Werner, maire de Villers, était présent pour inaugurer cette rue qui relie les villes de Vandœuvre et de Villers.
A noter la présence exceptionnelle de François Hollande, ancien président de la République, qui avait fait entrer Jean Zay au Panthéon en mai 2015.
André Rossinot, président de la Métropole du Grand Nancy, Mathieu Klein, président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Eric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle, étaient également présents en symbiose autour du « souvenir d’un homme de courage ».
Hélène Mouchard-Zay, fille de Jean Zay, n’a pu cacher son émotion.

PDF - 69.7 ko Discours du Maire pour l’inauguration de la rue Jean Zay PDF - 69.7 ko

Jean Zay est né en 1904 à Orléans. Avocat, Résistant et homme politique français.
Député du Loiret et conseiller général, il est ministre du Front populaire pendant 44 mois, au cours desquels il insuffle les réformes suivantes :
Au titre du ministère de l’Éducation Nationale :

  • Trois degrés d’enseignement et unification des programmes,
  • Prolongation de l’obligation scolaire à quatorze ans,
  • Classes d’orientation et reconnaissance de l’apprentissage,
  • Sport à l’école et œuvres universitaires…

Au titre des Beaux-Arts :

  • Co-fondateur du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) avec Jean Perrin (1870-1942), physicien, chimiste et homme politique français, Prix Nobel de Physique,
  • Musée national des arts et traditions populaires,
  • Musée d’Art moderne,
  • Festival de Cannes.

À la déclaration de guerre en 1939, il démissionne de son ministère pour rejoindre les troupes françaises.
Refusant l’armistice, il embarque pour le Maroc afin de continuer la lutte au sein de la Résistance. Il y est capturé, et s’attire les foudres des antisémites qui veulent la mort du « juif Jean Zay ». Il sera assassiné à Molles le 20 juin 1944 par la Milice.
Les cendres de Jean Zay ont été transférées au Panthéon en 2015 à l’initiative du Président de la République Française, Monsieur François Hollande.

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