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« Auschwitz et après » : hommage à Charlotte Delbo

> le 16 avril 2013

Comme des dizaines de villes de France, Vandoeuvre a choisi de participer au centenaire de la naissance de Charlotte Delbo, écrivain déportée à Auschwitz dont les textes s’avèrent être des témoignages précieux et poignants.

Jeanne Thiébault était une femme parmi d’autres, une femme dont la vie n’avait rien de particulier sinon sa proximité avec les milieux résistants à l’occupant nazi. Ouvrière dans une usine Citroën de Paris au moment de son arrestation, elle était née à Vandoeuvre en 1909. Sans famille, elle est arrêtée le 18 juin 1942, et finalement déportée vers Auschwitz le 24 janvier 1943, au même titre que 230 femmes françaises, seul convoi qui enverra des femmes en camps pour « faits politiques ».

Parmi ces femmes, Charlotte Delbo, secrétaire du comédien Louis Jouvet. Elle fera partie des 49 survivantes qui reviendront en France à l’issue de la guerre. A son retour, elle livrera une série de textes poignants sur le quotidien de ces femmes : « Aucun de nous ne reviendra », « Une connaissance inutile » et « Mesure de nos jours » qui composent la trilogie « Auschwitz et après ». Elle écrira enfin « Le convoi du 24 janvier », une biographie de ces femmes rencontrée dans le convoi dont une page est dédiée à Jeanne Thiébault.

Pour l’occasion, la ville de Vandoeuvre et le Centre Culturel André Malraux proposaient mardi 16 avril une lecture des textes de cette écrivain méconnu. Sous la houlette de Yves Thouvenel, 5 comédiennes (Sylvie Amato, Heidi Brouzeng, Christine Koetzel, Odile Massé, Mawen Noury) faisaient résonner les mots de Charlotte Delbo, dont les mots simples mais néanmoins choisis pour évoquer tour à tour la perte des repères géographiques dans ce coin d’Europe de l’Est, la perte des repères temporels aussi, la faim, la soif, l’impossibilité de se laver ou encore le jet des cendres issues des fours crématoires dans le marais au fond du camp…

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